nos jours ordinaires

état stationnaire

Jeudi 2 Juillet 2009 à 13h04

J'ai l'impression que ça va mieux entre nous. Déjà parce que tu me parles plus mais aussi parce que même si l'on ne s'est pas forcément davantage vu, je sens plus d'implication de ta part. Comme hier quand, en rentrant tard, tu es venu me faire un bisou dans le lit. Je me suis dit que ça faisait longtemps que tu n'avais pas eu ce geste spontané à mon encontre. Peut être que ça ne veut rien dire, peut être que je fais une montagne d'un petit détail comme c'est mon habitude. Mais enfin pour moi c'était déjà un pas et je me suis sentie mieux, plus légère d'un coup.

J'essaie de ne pas passer mes journées à ne penser qu'à nous, qu'à toi et qu'à notre situation. Je me dis que c'est me faire du mal que de tourner dans ma tête les mots, les non dits, les gestes et de les interpréter alors que je fais surement des contresens. Pas que ce soit facile. Mais j'essaie de me laisser porter.

Je ne suis pas d'un optimisme sans faille et je connais bien les failles, je sais ce qui me ferai flancher de l'autre côté. J'essaie simplement de profiter de cet instant où pour la première fois depuis bien longtemps je me sens plus sereine. Pas plus sure du futur, pas rassurée sur ton amour et la force de tes sentiments, mais j'ai l'impression qu'un peu de l'espace entre nous a été réduit. Peut être que je projette quelque chose que j'espère tellement. Mais j'ai envie de me battre pour aller plus loin, pour gagner encore quelques centimètres vers toi, pour que nos deux corps retrouvent la complicité qu'ils ont laissé s'enfuir. Je t'aime et c'est le seul espoir qui brule en moi.